Pranayama

Prânâyama est à décomposer en: prâna + â-yama (â-yama= « rétention », donc « rétention du souffle »).

L’étymologie indo-européenne donne donc pour la racine *an le sens de « souffle, vent, âme », autrement dit « souffle matériel ou immatériel ». Ce double sens de « souffle matériel et immatériel » existe aussi dans le sanskrit prâna: souffle matériel (que l’on inspire et expire) et « principe vital immatériel » , un peu comme quand on dit en français: « il a du souffle », ce qui ne veut pas seulement dire « il respire, il vit biologiquement », mais « il a un élan intérieur, une énergie intérieure ».

A noter que ce double sens est également présent dans le français « inspiration » :
inhalation de l’air lors de l’inspir, inspiration dans le sens où l’on dit qu’ on est inspiré, qu’on a de l’esprit, qu’on est le lieu d’une énergie créatrice qu’on éprouve comme venue d’ailleurs.

Le prânayama consistera donc à contrôler le prâna dans sa double dimension, extérieure et intérieure, biologique et subtile.