8 juin 2016 Sattva Yoga Shala

DEFI JOUR 11 : Brahmacharya – Modération, savoir gérer son énergie

moderation

 

Quand nous sommes fermement établis dans la modération, nous disposons d’une grande énergie intérieure. (Aphorisme II-38)

Traditionnellement, Brahmacharya était identifiée à l’abstinence sexuelle afin de conserver son énergie vitale.  Cependant, une étude étymologique du terme sanskrit révèle une signification beaucoup plus vaste :

  • Brahman : l’expression ultime du divin, du Tout-Puissant
  • Charya : aller vers

Dans cette optique, la pratique de Brahmachaya serait de faire ce qui nous rapproche de notre essence divine ou, en terme de restriction (Yamas), d’éviter les comportements qui nous éloignent de notre Moi supérieur en étouffant ou dissipant notre énergie vitale.

En général, il s’agit d’éviter les comportements compulsifs tels que :

  • Gourmandise pour éviter de sentir le vide au-dedans de soi ou les émotions qui nous tiraillent au creux du ventre.
  • Sexualité « génitale » où l’autre n’est qu’un objet pour nous défrustrer et assouvir nos besoins de possession, de plaisir, de contrôle, etc.
  • Travail compulsif pour se valoriser ou éviter d’être en relation.
  • Abus d’alcool ou de drogue pour éviter de se sentir en fuyant vers des paradis artificiels.
  • Jeu compulsif pour fuir la réalité et se nourrir du « thrill » de peut-être gagner le « gros lot » sans effort.

La pratique de Brahmacharya implique une bonne dose de discipline puisqu’il s’agit de s’habituer à composer consciemment avec ce tout que la vie nous apporte en adoptant une façon d’être qui est le plus en accord avec notre essence divine plutôt que de fuir l’inconfort et de rechercher le plaisir de façon compulsive.

Par contre, il ne s’agit pas non plus de fuir systématiquement les « plaisirs de la vie » ou de s’infliger des sévices corporels ou mentaux :

« Il faut de la modération même dans la modération ! »

En effet, l’ascèse peut facilement devenir une façon compulsive d’éviter de composer avec les défis de la vie.  Il est bien plus facile d’être centré, aimant, spirituel, etc. dans la solitude et sans stimulus externes que de garder sa conscience et son coeur ouverts dans le feu de l’action et des interactions avec les gens qui nous « déclenchent » et nous mettent en contact avec notre mal d’être et nos « zones erronées » (cf. Wayne Dyer).

Articles ici 

AAEAAQAAAAAAAAMWAAAAJGZkZmFjOWYzLWYwYzMtNDE3Ny05ZmUxLTFiYmU5ZjNmM2U3Ng

Bon défi à tous .

N a m a s t é & M o d é r a t i o n